1-2. Redressement des finances du fief de Satsuma

Le domaine de Satsuma, dont les capacités de production agricole étaient limitées, se trouvait constamment dans une situation financière difficile. À cela s’ajoutèrent des dépenses considérables : l’incendie du château de Kagoshima en 1698 (Genroku 9), le mariage de Take-hime, fille adoptive du cinquième shogun Tokugawa Tsunayoshi, avec Shimazu Tsugutoyo, la participation imposée aux travaux d’aménagement hydraulique de la rivière Kiso (corvée d’assistance aux travaux publics), ainsi que les politiques « éclairées » de Shimazu Shigehide, etc. À la fin des années 1820, la dette du fief atteignait cinq millions de ryō. C’est dans ce contexte qu’en 1827 (Bunsei 10), Shimazu Shigehide et le seigneur du fief, Shimazu Narioki, ordonnèrent à Zusho Hirosato, leur chambellan, de rétablir les finances.

Zusho convertit les dettes du fief en un remboursement étalé sur 250 ans, sans intérêts, et renforça le commerce clandestin ainsi que le monopole de vente du sucre d’Amami afin de redresser les finances. Cette politique fit peser de lourdes charges sur les paysans et les marchands ; mais grâce à elle, le fief put consacrer deux millions de ryō à divers travaux de réparation et d’entretien dans la ville-château. Il resta même un surplus de cinq cent mille ryō qui servit de base économique à la promotion du projet du Shūseikan et prépara ultérieurement la Restauration de Meiji.